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Inspection robotisée d'un réservoir industriel de 2 000 m³ : relevé et cartographie des désordres

Pilotage ROV, localisation des défauts et rapport technique remis à Roboplanet, dont le technicien est certifié COFREND VT2
5 octobre 2026 par
Inspection robotisée d'un réservoir industriel de 2 000 m³ : relevé et cartographie des désordres
VEAD

Comment inspecter l'intérieur d'un réservoir industriel de 2 000 m³ sans le vidanger ni y envoyer de plongeur ? Sur ce chantier, VEAD a piloté le ROV dans l'ouvrage en eau, capté les images de la robe et du fond, puis localisé les défauts relevés sur un développé de robe et un plan du fond. Ce rapport technique d'inspection a ensuite été remis à notre partenaire en contrôle non destructif Roboplanet, dont le technicien est certifié COFREND VT niveau 2, qui a réalisé l'analyse et les préconisations.

En bref

  • Ouvrage : réservoir métallique cylindrique de 2 000 m³ de volume utile, 14,7 m de diamètre intérieur, robe de 7 viroles de 2,21 m.
  • Rôle de VEAD : pilotage du ROV, prise de vues, localisation des défauts et rapport technique d'inspection.
  • Rôle de Roboplanet (technicien certifié COFREND VT niveau 2) : analyse des images, caractérisation des défauts, mesures d'épaisseur et conseils.
  • Résultat : des défauts sur toute la hauteur de la robe, concentrés sur les viroles basses, et une quinzaine d'indications sur le fond, toutes positionnées pour l'expert.

Par confidentialité envers notre client, les schémas et les chiffres de cet article sont modifiés : ils reproduisent le format et la logique de nos livrables, pas les données réelles de l'ouvrage.

L'ouvrage et les conditions d'intervention

Type d'ouvrageRéservoir métallique cylindrique sur site industriel
Capacité2 000 m³ (volume utile)
Diamètre intérieur14,7 m
Robe7 viroles de 2,21 m, soit environ 15,5 m de hauteur
InterventionOuvrage en service et en eau, sans vidange
Moyens VEADROV d'inspection équipé d'un double laser d'échelle
IntervenantsPilotes ROV VEAD, technicien certifié COFREND VT niveau 2 de Roboplanet, représentant de l'exploitant

L'eau contenait beaucoup de matières en suspension et la visibilité variait d'une zone à l'autre. Ces conditions ont orienté toute la méthode.

Qui fait quoi : un partage des rôles assumé

VEAD, opérateur de l'inspection robotisée :

  • piloter le ROV dans l'ouvrage en eau ;
  • réaliser l'inspection visuelle de la robe et du fond ;
  • enregistrer vidéos et photographies ;
  • localiser chaque défaut sur un développé de robe et un plan du fond ;
  • remettre un rapport technique d'inspection au partenaire.

Roboplanet, partenaire CND dont le technicien est certifié COFREND VT niveau 2 :

  • analyser les images et caractériser les défauts observés ;
  • réaliser les mesures d'épaisseur et les contrôles extérieurs ;
  • rédiger le rapport d'analyse et les préconisations pour l'exploitant.

Ce découpage est volontaire. VEAD apporte l'accès, l'image et la localisation précise ; l'expert certifié de Roboplanet apporte l'interprétation et les conseils. Le technicien VT2 était d'ailleurs présent pendant l'inspection pour orienter le pilotage vers les zones à approfondir.

La méthode, étape par étape

1. S'adapter à une visibilité réduite

L'eau était chargée en matières en suspension. Le pilote a adapté ses passes et sa distance aux parois pour obtenir les meilleures images possibles. Sur le fond, où la visibilité était la plus faible, le relevé reste indicatif.

2. Inspecter la robe virole par virole

Le ROV a balayé chaque virole, de V7 en partie haute à V1 en partie basse. Chaque défaut a été repéré par sa virole et un angle de 0 à 360°, à partir d'un point 0 pratique matérialisé au trou d'homme.

3. Localiser pour l'expert

Chaque indication est reportée sur le développé de robe ou le plan du fond, avec un renvoi vers les vidéos. L'expert peut ainsi retrouver chaque défaut en quelques secondes et le caractériser à partir des images.

4. Donner une échelle aux images

Deux faisceaux laser parallèles, écartés de 10 cm, apparaissent sur les vidéos. Ils donnent un ordre de grandeur des défauts observés, quelle que soit la distance. C'est une aide visuelle, pas une mesure métrologique.

Ce que montre le développé de robe

Le report des défauts sur le développé de robe fait apparaître une répartition très inégale :

ViroleIndicationsNature principale
V7 (haut)1Défaut de revêtement
V63Défauts de revêtement, piqûre isolée
V54Piqûres de corrosion, soudure à surveiller
V45Piqûres, corrosion localisée, soudure
V38Piqûres, deux zones de corrosion localisée, soudure
V26Piqûres, corrosion localisée, revêtement
V1 (bas)4Dépôts en pied de robe, corrosion localisée

Les viroles V2 et V3 regroupent près de la moitié des indications. C'est exactement ce dont l'expert a besoin pour cibler ses mesures d'épaisseur et ses contrôles complémentaires.

Développé de robe d'un réservoir industriel : défauts localisés par ROV sur les viroles V1 à V7, piqûres, corrosion localisée, défauts de revêtement, soudures et dépôts

Développé de robe : chaque défaut est positionné par virole et par angle (schéma illustratif)

Le fond du réservoir

Sur le fond, l'inspection a porté sur les tôles, leurs cordons de soudure et la couronne périphérique. Le plan du fond positionne notamment des piqûres, plusieurs soudures de tôles à surveiller au centre, deux zones de corrosion localisée et des zones de dépôts près de la paroi.

Plan du fond d'un réservoir industriel : tôles de fond, trou d'homme, puisard et défauts localisés par ROV

Plan du fond : tôles, trou d'homme, puisard et principales zones d'intérêt (schéma illustratif)

Les limites, écrites noir sur blanc

Un relevé utile est un relevé honnête. Le rapport technique d'inspection précise :

  • Exhaustivité : quand les indications sont très nombreuses, les plans présentent les zones les plus représentatives et les regroupements significatifs, pas chaque point un par un.
  • Précision : faute de repères fixes et à cause de la visibilité, la localisation est indicative, avec une marge pouvant atteindre ±20 %.
  • Référence : les vidéos par virole restent la source de vérité. L'expert peut revenir sur n'importe quelle indication, y compris celles non reportées sur les plans.
  • Périmètre : le rapport VEAD localise et documente. La qualification des défauts, leur criticité et les décisions d'exploitation relèvent de l'expert CND.

Ce que VEAD a remis

  • une synthèse générale : périmètre, conditions, limites et responsabilités ;
  • un tableau de repérage des indications, par virole et secteur angulaire ;
  • le développé de robe et le plan du fond annotés ;
  • les vidéos par virole, avec l'échelle laser visible.

À partir de ce dossier, Roboplanet a produit son rapport d'analyse et ses préconisations pour l'exploitant. Pour voir ce que contient un rapport VEAD, consultez notre page rapport d'inspection de cuve et réservoir et notre page dossier photos et vidéos.

Pourquoi le robot plutôt que la vidange ou le plongeur

Vidanger 2 000 m³ pour une inspection, c'est plusieurs jours d'arrêt, le traitement de l'eau et un risque de déformation de l'ouvrage. Envoyer un plongeur dans un espace confiné industriel, c'est un risque humain majeur. Le ROV inspecte l'ouvrage en eau, enregistre tout et laisse une trace exploitable par l'expert. Voir nos comparatifs robot ou vidange et robot ou scaphandrier.

Un réservoir à inspecter sans le vidanger ?

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